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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 14:56

    Le livre numérique, livre de demain ?

 

Bilan de la situation :

 

*On peut trouver le livre numérique sur différents supports :

 

                    la tablette tactile

 

 

 

 

                    l'Ibook

                    La liseuse

 

 

 

 

 

                     l'ordinateur (netbook, PC....)

 

*Le nombre de multi-équipements est en augmentation dans les foyers (ordinateurs, téléphones portables...).

 

*Les foyers les plus équipés sont ceux dont les parents ont moins de 35 ans.

 

*Presque tous les foyers sont équipés de téléphones portables autant que de foyers équipés  de téléphones fixes.

 

*Un téléphone portable sur deux est un Smartphone (12 millions de vente cette année)

 

*Pour la lecture de feuilletons sur Smartphone Apple était le leader mais il est rattrapé par les Androïdes

 

*En 2011 un fort taux de croissance est enregistré pour les tablettes tactiles mais sur un faible population :

 

     350 mille en 2010

   eniron1,5 millions en 2011

De la population est équipé en tablette tactile

 

*Début 2011 apparition de la liseuse plus petite et en noir et blanc

 

*La croissance du numérique est très forte mais il reste beaucoup de marge

 

    Que peut-on trouver pour mettre sur ces supports ?

 

Intervention de l'éditrice de la souris qui raconte

 

Le 1er juin 2010 création d'une maison d'édition 100% numérique : « la souris qui raconte ».

Elle propose des livre interactifs sonorisés tous lu par un conteur, tous les textes sont inédits.

Pas d'impression papier pour ces livres numériques.

Plusieurs collections sont disponible :

   une collection en lecture linéaire ( soit à écouter, soit à lire)

   une collection avec plusieurs chemin de lecture (soit à écouter, soit à lire)

   une collection avec une lecture en langage des signes

Des traductions en anglais, espagnol et chinois sont possible.

 

     Le numérique permet la création de livre d'activité : sur un même support, au sein d'une même histoire, on peut retrouver un film, de la lecture et des activités.

Par exemple dans « le carnaval des animaux » la motivation est de faire écouter de la musique classique aux lecteur par le biais d'une histoire.

 

Les éditeurs ne devraient pas avoir peur du numérique c'est un support complémentaire du livre papier qui encore plus de possibilité.

 

Erreur de vouloir reproduire un livre papier en numérique, il faut faire d'autre chose, innover.

 

    Quelques questions à méditer :

 

La notion de livre est énorme, sais-t-on vraiment ce qu'est un livre ?

 

Le livre est-il le bon terme pour le numérique ?

 

La tablette tactile gadget ou pas ?

 

Accès aux tablettes tactiles, par les bibliothèques qui vont s'équiper ?

 

Où est la frontière entre le livre numérique et l'application ?

 

Droit d'auteur, et place du libraire avec les livres numériques ?

 

Nouvelle façon de raconter ?

 

Salon très intéressant par contre aussi très commerciale par exemple difficulté d'avoir des affiche si on n’achète pas.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 20:42

http://lemuz.org/sites/default/files/img_5107.jpgIl y avait la présence du président M. Claude Ponti, de la déléguée générale Mme Hébert-Matray, tous deux à l'origine du Muz, ainsi que des représentantes de l'École des Loisirs et de Casterman.

 

Le Muz a pour ambition de "répertorier, conserver, valoriser et rendre accessible des œuvres à tous".

 

On trouve des œuvres graphiques, sonores, des culptures... Tout le monde peut déposer son œuvre sur le site, elles sont sélectionnées par un jury, et toutes les œuvres restent sur le site.

 

Certaines œuvres sélectionnées peuvent être vendues aux enchères, afin de financer le Muz, il y aussi la vente de cartes postales illustrées par C. Ponti.

 

Par ailleurs, le Muz mène des ateliers en partenariat avec un auteur ou un illustrateur, dans des écoles ou des médiathèques. Ces ateliers sont aussi menés en partenariat avec des maisons d'éditions.

 

Pour conclure, je vous invite vivement à visiter le site du Muz.

 

http://lemuz.org/sites/default/files/P1%20D1_0.JPG
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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 20:32

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/9/0/5/9782070643509.jpgLes intervenants : 

  • Caroline Westberg, éditions Rageot (roman 8-13 ans) 
  • Véronique Haitse, L'école des loisirs 
  • Denis Guiot, mini soon, Syros 
  • Valéria Vanguelov, éditions Grasset 
  • Tony Di Mascio, bibliothécaire et coordinateur de l'ouvrage "Je cherche un livre pour un enfant / guide des livres pour un enfant de 8 à 16ans", publié chez Gallimard 

Modération par Florence Noiville, journaliste, Le Monde 

 

Nous pouvons constater, en se référant à plusieurs enquêtes depuis la fin des années 80, que le taux de lecteurs baisse en France en général, en particulier chez les jeunes. Cependant les 8-12ans, âge carrefour, constituent le cœur des usagers en bibliothèque jeunesse. Ce sont des enfants passionnés, boulimiques, ils savent ce qu'ils veulent. Deux tiers  des gros lecteurs entre 8 et 12 ans deviennent de gros lecteurs à l'âge adulte. Les motivations pour la lecture se situent nettement du côté du plaisir, de l'imaginaire, plutôt que du côté du savoir. 

Les attentes des enfants : 

  • Des histoires où ils peuvent s'identifier aux héros, qui les intéressent. 
  • Pas trop de texte. 
  • Héros connus. 

 

Effet collection : habitude, retrouver le même héros. 

 

Les attentes des parents :

Notions de plaisir = intéressant, bien écrit, bons auteurs, pas de démagogie, pas trop simpliste. 

 

Les auteurs pour la jeunesse sont les bâtisseurs, ils accomplissent un acte engagé, ils ont un profond respect de l'enfant et ont un gros travail de pédagogie. 

 

Les éditeurs pensent leurs collections sur trois critères importants : 

  • les compétences
  • niveau du texte 
  • variété de longueur 

 

Si on veut créer du désir :

  • différents genres 
  • différents styles 
  • différentes séries 

 

Les fondamentaux : donner des outils aux lecteurs, proposer différentes structures narratives (chapitres, parties), être vigilent dans les étapes, poser les fondations avant les éléments perturbateurs (références=construction de l'enfant). 

Un exemple : la science-fiction (secteur phare : 41% du marché jeunesse [manque probablement une précision, sur cette tranche d’âge ? en incluant tout ce qui est fantasy ?]). 

Avant de proposer, tenir compte de la sensibilité du lecteur (jeux vidéo, intrigues policières, imaginaires plus futuriste). Chaque enfant interprète différemment une histoire, cela dépend de sa maturité, d'où un gros travail de pédagogie et de simplicité du thème. 

Le premier pas vers la lecture peut être difficile, les enfants sont différents, il ne faut pas rester sur un échec, ça peut venir plus tard. Nous avons, nous bibliothécaires, un rôle de médiateur, nous sommes là pour diriger, pour proposer des genres littéraires différents (roman, BD, science-fiction...), nous devons provoquer la curiosité, ouvrir l'esprit critique. 

Pour que le déclic se fasse, il faut de belles rencontres à un moment donné, qui déclenchent l'envie de lire. Le livre est un objet de communication, de partage. Notre rôle est de le mettre en valeur.

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 21:36

C’est un constat, aujourd’hui 70% des foyers français possèdent un ordinateur et sont connectés à internet, l’accès aux nouvelles technologies n’a plus de limite et dans la mesure où, 33% de ces foyers sont multi-équipés (téléphone portable, smartphone, Ipad,…), les ventes de tablettes numériques explosent jour après jour, elles sont de plus en plus plébiscitées pour un usage en famille. Alors qu’en 2010, elles se sont vendues à 350 000 tablettes numériques, les prévisions pour 2011 se portent à 1 500 000 tablettes vendues. De même pour les ventes de liseuses en vente depuis octobre 2011, les prévisions pour 2011 se portent à 92 000 exemplaires vendus. Alors qui sont ces nouveaux lecteurs, le numérique va-t-il bouleverser l’industrie du livre ? Doit-on envisager que les lectures de demain seront exclusivement des lectures sur écran ?

Quelques maisons d’édition ont franchi le pas et anticipent jour après jour l’usage de ces nouveaux supports et proposent aujourd’hui des livres d’un genre nouveau dit « interactif » avec leurs propres choix éditoriaux en favorisant soit le livre sonore et/ou le livre animé. D’autres éditeurs font appel à la créativité du lecteur (au travers du texte ou de l’illustration) et/ou proposent l’option bilingue voir trilingue pour conquérir le marché international. Les maisons d’édition présentes à cette conférence ont pris le parti de croire à ce nouveau défi en considérant qu’ils doivent s’adapter au plus tôt à cette évolution évidente du livre. Pour beaucoup, la lecture de demain sera une lecture sur écran, c’est la raison pour laquelle ils ont pris le parti de s’adapter au plus tôt à ces nouvelles pratiques de « consommation » du livre.

Par contre, toutes ces maisons d’édition sont convaincues de l’avenir du livre papier et considèrent que ces deux supports doivent être complémentaires, qu’ils doivent évoluer ensemble et que le numérique ne peut « tuer » les ventes de livres papier. Tous sont également d’accord pour  confirmer que c’est un avenir littéraire à ne pas négliger, où les continents voisins sont déjà bien avancés par rapport à la France. Aujourd’hui, ces nouveaux éditeurs comptent sur des partenariats à venir tels que les bibliothèques et les écoles  pour proposer au plus grand nombre la diffusion de ces nouveaux supports dont le cout reste important pour les foyers non équipés et donc, dans l’attente de prix « abordable », ces partenariats pourront offrir à chacun la possibilité de se familiariser avec ces nouveaux supports tactiles. L'Institut pour le futur de la lecture et de l'écriture (l’If : Lire) notifie d’ailleurs qu’il choisit d’accompagner les technologies récentes plutôt que de les subir, choix qu’il conseille aux professeurs, bibliothécaires et professionnels du livre.

Il est néanmoins à déplorer que cette conférence ait donné la parole uniquement à des éditeurs convaincus que le livre numérique est l’avenir dans la mesure où des éditeurs de livres papier n’y ont pas été conviés. Ces derniers n’ont pu donner leur avis, leur point de vue et leur opinion.

Alors que certains éditeurs osent parier sur le numérique et acceptent cette complémentarité, certains autres éditeurs restent dubitatifs et craignent l’accroissement de ces nouvelles technologies. 

Seul l’avenir confirmera ce phénomène de lecture « moderne ». Aujourd’hui, les avis sont encore mitigés, on adhère ou on n’adhère pas.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 13:08

Il me paraissait intéressant de découvrir pourquoi cette année le Salon a décidé de décerner un  prix à des applications numériques, les tablettes tactiles pouvant être un moyen attractif pour les enfants et surtout un médiateur pour ramener certains vers le livre par l’intermédiaire d’histoires racontées  puis à lire soi-même.

 

Laure Deschamps (éditions numériques La Souris Grise), en tant que modératrice et participante au jury, a présenté les trois  éditeurs des applications finalistes en donnant au fur et à mesure les impressions du jury et celles du public ayant testé ces applications sur les iPad mis à disposition au pôle numérique pendant les cinq jours du Salon (du 30 novembre au 4 décembre) précédant la conférence.

François Blum, fondateur  de la société Europa Apps (jeune maison d’édition numérique), a expliqué pourquoi l’arrivée de l’iPad sur le marché a permis de développer de nouveaux concepts pour les enfants. Soledad Bravi connaît bien les petits enfants et souhaitait créer une œuvre originale numérique. Les histoires de lapin présentent un graphisme simple mais beaucoup d’interactions : l’enfant peut personnaliser son doudou car il choisit d’abord la couleur du lapin (le personnage principal) puis il choisit le personnage que le lapin va rencontrer (un bébé dragon, un loup, une petite princesse) et l’histoire sera différente à chaque fois.  L’enfant peut se faire raconter l’histoire par un adulte (François Blum a d’ailleurs insisté sur le besoin de créer du lien avec son petit enfant par l’intermédiaire de l’histoire) puis il gagne  en autonomie car il peut facilement l’écouter tout seul en jouant avec les onglets qui apparaissent au cours de l’histoire (il faut répéter une interjection du lapin ou du dragon).  A destination  majeure des 2-4 ans, cette application plaît également aux plus grands qui (comme le jury du Salon d’ailleurs) ont un faible pour le petit dragon curieux et ses « pourquoi ? » répétitifs et nasillards ! (J’ai pu faire tester l’application pendant les trajets de Noël : la petite de 4 ans y revient souvent et connaît les dialogues par cœur.)

Chloé Jarry, de la société Camera Lucida,  nous a ensuite fait découvrir l’application réalisée en collaboration avec l’orchestre philarmonique de Radio France (coproducteur), le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Le projet a débuté il y a un an par la réalisation d’un film de 30 mn avec pour base l’histoire d’un père (joué par Smaïn) qui raconte Le Carnaval des animaux à son fils avec le livre comme support (le petit garçon rêve et découvre l’orchestre). Le film trop court était difficile à diffuser en DVD. La création d’une application iPad permettait de développer le même objectif, c’est-à-dire donner envie aux enfants d’écouter la musique de Saint-Saëns. L’application se feuillette comme un livre et chaque page parle d’un animal, avec la musique jouée par l’orchestre (38 musiciens), des morceaux du film (25 mn de vidéo) avec incrustation de dessins animés des animaux (qui viennent mettre le bazar dans l’orchestre), des jeux en rapport avec l’animal (faire éclore les œufs de la poule ou faire glisser les plumes du cygne).  L’application est très belle par la musique de qualité et par les graphismes et n’est pas destinée à apprendre la musique mais à jouer autour.

Pour ma part je la trouve moins facile à utiliser qu’Un jeu (créé par Hervé Tullet et présenté par la dernière intervenante, Isabelle Bézard de Bayard éditions) ou Les histoires de lapin (Europa Apps).

Bayard éditait déjà le livre de Hervé Tullet, Un livre. Il leur a paru important de développer une version numérique, Hervé Tullet ayant déjà réalisé de nombreux ateliers de découverte du jeu avec des enfants. L’application permet à l’enfant de jouer avec des points (jaunes, rouges et bleus) qu’il peut faire grossir, bouger, tournoyer, se multiplier, rebondir, se cogner, en musique ou non. L’enfant invente ses propres règles.

Le Salon permet de découvrir de nouveaux éditeurs français ou étrangers (suisse, québécois par exemple), de récupérer des posters pour décorer son secteur jeunesse, de rencontrer des auteurs et de prendre des contacts pour des animations ou des interventions dans le cadre d’un projet sur l’année. En résumé une journée passionnante mais épuisante !

Note : "Un jeu" a remporté la Pépite du numérique.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 12:18

http://www.acces-lirabebe.fr/images/Marie-Bonnafe.jpgConférence de Marie Bonnafé, co-fondatrice de l'association ACCES - Action Culturelle Contre les Exclusions et les Ségrégations.

Les tout-petits naviguent entre le réel et l’imaginaire mais se réfèrent toujours au modèle maman – bébé.

A l’étranger, le public se rend plus facilement dans les bibliothèques (exemple au Canada, au Brésil).                         Certaines régions sont des pôles très actifs pour la lecture aux tout-petits. Ex. : Lire à voix haute – Normandie, Bretagne, Nord Pas de Calais. Si on  utilise des ouvrages moyens avec les enfants, cela ne fonctionnera pas.

Jusqu’à la cinquième année de l’enfant, on raconte des histoires mêlant le merveilleux et le réel.

On a constaté qu’il  n’y avait pas de différence de développement d’une classe sociale à l’autre. Les enfants ne naissent pas inégaux, ils le deviennent.

Les tout-petits ne font pas la différence entre le réel et l’imaginaire. Ils vont la faire grâce aux parents qui racontent ou aux conteurs / illustrateurs.

La prise de conscience de la réalité est en lien avec l’apprentissage du langage qui comprend trois formes :

  • les actes (= le quotidien)
  • le récit
  • le silence : il faut aussi savoir se taire avec les enfants.

A partir de six ans, l’enfant peut se raconter ses propres histoires.

Le bébé perçoit également :

  • Le langage ; il reconnaît la voix de sa mère. Le bébé apprécie surtout le rythme, la musicalité de la voix. Ex. : une des chansons préférées des petits est une Souris verte.
  • Le visage
  • Les couleurs.

Le talent des artistes (illustrateurs, conteurs) est primordial pour le développement des enfants.

Raconter des histoires aux enfants leur permet de s’intégrer socialement, à condition qu’elles soient de qualité.

http://www.decitre.fr/gi/62/9782818501962FS.gif
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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 11:12

Brigitte Cazeaux est la directrice des éditions Points de suspension et l’auteur Nadine Brun-Cosme est orientée sur l’album jeunesse.

http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782912138750.jpgNadine nous fait part de la solitude de l’auteur quand il crée un album entièrement, mais nous montre quelle complicité peut exister, au moment où l’illustrateur apporte son travail, souvent de qualité, mais sans fin, ou sans texte. L’éditeur propose à ces deux personnes de travailler en couple et c’est là que l’échange commence afin de faire, de vivre, de ressentir, de comprendre l’album destiné à l’enfant. Pour Nadine, quand le livre sort, il est la synthèse des ressentis des partenaires, de la confiance pendant toute sa conception.

Brigitte aime travailler sur des longs projets, par exemple : les ateliers d’écriture. Elle définit son travail comme un partage d’émotions et de sensations. Elle a à cœur de faire comprendre que dès que l’on est dans l’écrit, on le ressent dans son corps. Ce qui est du domaine de l’artistique, car elle fait écouter aux participants avant d’écrire, de la même façon que l’auteur fait l’effort de la notation après avoir écouté. La transition qui s’effectue chez l’enfant se passe dans l’écoute et l’imagination. Pour transmettre l’envie d’écrire il faut donner le droit de changer les mots, l’histoire avec le ressenti de chacun.

Ces deux professionnelles du livre se veulent militantes de la discussion autour de l’album en gardant en mémoire que le mot « enfant » veut dire « émotion » et le mot « partenariat » veut dire « échange d’émotions ».

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 10:36

L'équipement numérique progresse, il y a de plus en plus de multi-équipements. Les membres des foyers les plus équipés ont moins de 35 ans.

On voit apparaître des maisons d'éditions 100% numériques. On y retrouve des livres interactifs, sonorisés par des conteurs par exemple. C'est un réel jeu culturel. On laisse le choix au lecteur de lire ou d'écouter l'histoire. Mais le texte reste tout de même très important et est tout aussi présent que l'image. L'enfant est plongé dans la magie et le monde sonore.

Le livre devient alors une notion très complexe et diversifiée. Pour certains, le livre numérique n'effacera pas le livre papier, ce sont des choses qui évoluent ensemble. Cependant, ce support reste très onéreux mais dans ce genre de technologie les prix baissent très rapidement.

Des questions restent cependant en suspens : les bibliothèques vont elles s'ouvrir au support numérique ? Et de quelle façon vont- elles l'utiliser ? Quelle place donne-t-on au livre numérique ? 

Le livre numérique change la définition propre d'un livre mais on s'interroge encore sur le devenir et l'appropriation de ce support.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 10:22

Conférence de Sonia de Leusse-Le Guillou, membre de l'équipe de l'association Lecture Jeunesse créée en 1974.

http://www.lecturejeunesse.com/images/home_01.jpg

L'association a pour but de développer la lecture auprès des jeunes, plus précisément de les accompagner du passage de l'adolescence à l’âge adulte. Elle propose également :

  • Une revue (4 numéros / an) sur : des rencontres avec des auteurs, des illustrateurs et une sélection de coups de cœur,
  • Des outils de formations, des partenariats avec des bibliothécaires, des enseignants, des documentalistes,
  • Bien d’autres ressources encore

Pour l'association, le livre n'est  pas bloqué par tranches d'âges mais par niveau de lecture.

 

Plusieurs coups de cœur sont évoqués :

http://www.manga-news.com/public/images/series/Visuel-Annonce-Saint-v5.jpgLes vacances de Jésus et Bouddha, Hikaru Nakamura (manga en 17 tomes) : histoire d'un lycéen timide qui va faire face à un défi...

http://www.decitre.fr/gi/20/9782732442020FS.gifSang pour sang vampires, Alain  Korkos  : livre avec une accroche, ouvrage de qualité. Lecture humoristique avec références de l'horreur à la séduction.

http://www.decitre.fr/gi/18/9782070624218FS.gifNicholas Dane, Melvin  Burgess: l'histoire se situe à Manchester dans les années 80. Un jeune homme perd sa mère d'une overdose. Il va de foyer en foyer. Dans ce roman, il n'y a pas de censure, pas de tabou (présence de relations violentes, de pédophilie).

http://myboox.f6m.fr/images/livres/reference/0016/22/dans-la-mer-il-y-a-des-crocodiles-l-histoire-vraie-d-enaiatollah-akbari-fabio-geda-9782867465581.gifDans la mer, il y a des crocodiles, Fabio  Geda : histoire d'un enfant afghan qui cherche à rejoindre un pays plus sûr. L’auteur est l'éducateur qui a recueilli l'enfant de cette histoire.

 

Puis sont intervenus Anne-Laure Bondoux, écrivain et Thierry Murat, écrivain-illustrateur, qui ont collaboré pour le roman Les larmes de l'assassin. Un partenariat qui a durée de 2003 à 2009.

http://www.bondoux.net/mes_livres/romans/larmes_assassin/files/couv_larmes

Je pensais que ce thème répondrait à mes questions mais cela n'a pas été le cas. Il y a eu plus de détails concernant l'association et le roman que sur le thème proposé.

Néanmoins, au vu des romans présentés, je constate que les sujets de lecture proposés sont complexes et durs.

 

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 09:41

Le Cube, centre de création numérique : nouvelles pratiques numériques pour les publics jeunesse

Conférence d’Isabelle SIMON-GILBERT, responsable médiation et éducation numérique.

Présentation du Cube

http://www.radiofg.com/medias/Image/Nela/20111129171736_Logo%20Cubeedited.jpgOuvert en 2001, à l’initiative de la ville d’Issy les Moulineaux, le Cube est un lieu de création numérique multi facettes. Trois grands pôles se distinguent : 


  • un pôle création, avec des résidences d’artistes, des séminaires professionnels (en septembre, ouverture du Living Art Lab) ; 
  • un pôle diffusion avec des expositions semi-permanentes, des concerts, des performances, où sont programmés les artistes ayant créé au sein du Cube, des professionnels des technologies numériques. Les « matinales de l’innovation » entrent dans ce processus de diffusion et permettent aux artistes de se faire connaître des PME de la communauté d’agglomération et peuvent ainsi obtenir un soutien financier ou matériel.
  • Un pôle médiation et éducation numérique, composé d’une équipe de cinq personnes, il est aussi un centre de ressources. Son objectif est de former les publics aux pratiques artistiques et culturelles du numérique.

Les actions en direction des publics individuels

Le « Pass Cube » permet d’assister aux ateliers de formation. Ces ateliers d’innovation sur des objets communicants permettent au public d’avoir les clés pour déchiffrer les nouvelles technologies sans passer par des sociétés privées.

Pour les enfants, l’espace KIDS (25m2) est composé de stations multimédias avec des robots, avec lesquels les enfants interagissent après avoir créé des programmes. Le mobilier (tableaux blancs numériques, meubles avec connectiques) favorisent la mobilité pour mener les activités.

Les ateliers 

Le Club des Souris et des Pixels, pour les enfants de 6 à 11 ans leur permet de développer un projet numérique spécifique sur une durée de 6 à 7 mois. Ils peuvent créer notamment un conte auquel ils ajoutent un Rich Media pour les mettre à disposition des lecteurs sur des tablettes numériques. Les plus grands, quant à eux, ont la possibilité d’ajouter à cette réalisation la conception d’une réalité augmentée.

Le Club Factory est un atelier renouvelé toutes les semaines (1h30 tous les samedis après-midi). Ces ateliers sont basés sur une histoire collaborative, en lien avec la programmation culturelle de la ville (ex : atelier sur le Petit Prince, safari photo avec un appareil photo numérique). Les réalisations sont mises en ligne.

Les Kids on holiday (ateliers vacances) ont vocation à amener l’enfant au-delà de l’écran. Aux prochaines vacances de Pâques, les enfants devront faire une « histoire sans fin », une fiction littéraire en boucle avec des moyens numériques.

Les offres pour le public adolescent

A cet âge, les jeunes maîtrisent les nouvelles technologies, ils les manipulent très bien mais il leur est plus compliqué de construire des histoires. Les ateliers « My Cube » marchent bien auprès des « Digital Youngs ». Des professionnels les guident pour créer leurs jeux vidéo (mercredi) ou pour leur BD numérique (samedi). Les projets sont ensuite mis en ligne sur le site du Cube. De même, la plateforme de création « My Cube Mobile » leur permet de créer à distance des mini jeux, des sonneries pour leur mobile.

http://www.culture.fr/fr/sections/themes/ateliers/articles/my-cube-mobile/downloadFile/image_article/My_cube_584.JPG

Les actions en direction des groupes

Les professionnels de la jeunesse

Une offre plus « classique » est proposée aux groupes : visite d’une exposition suivie d’un atelier. Les enseignants ayant un projet sont aussi soutenus et disposent de ressources. Des ateliers gratuits programmés un mercredi par mois leur permettent de perfectionner leurs techniques numériques (créer un blog avec des élèves…). Il est bon de savoir que ces ateliers sont aussi valables pour les personnels des bibliothèques, il suffit de réserver par téléphone.

En partenariat avec les professionnels de l’enfance, le Club des souriceaux propose des ateliers d’éveil à la culture numérique au sein des crèches. Des applications pour tablettes tactiles sont proposées (contes, créations numériques).

Les publics scolaires

Le programme Connectons nos écoles est proposé aux écoles de la Communauté d’agglomération sur une période allant de janvier à juin. C’est un projet fédérateur, cinq écoles travaillent sur les innovations des usages et des services. Ces projets sont intégrés dans les projets de classe et sont présentés lors d’une grande soirée aux partenaires, aux élus, aux parents. Plusieurs thématiques ont été menées, comme les Portrait(s) robot(s) ou Game Play. Le projet 2011-2012 portera sur les « Fictions parallèles », il sera constitué de deux parties : l’une orientée sur la production d’écrits (romans policiers, SF…), l’autre sur un principe de fiction augmentée. A partir des mots sélectionnés dans le récit, des applications sur tablettes mèneront vers d’autres univers.

http://vehanouche.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/10/robots.jpg

Le but du Cube est de proposer un autre modèle d’accès au savoir qui ne soit pas exclusivement descendant (de l’adulte à l’enfant) mais qui se fonde sur le partage des cultures. La culture des enfants, via notamment les jeux vidéo, est très présente et sert de support pour mener des projets mêlant nouvelles technologies et culture de la lecture et de l’écrit.

 

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