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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 14:57

 

CONFERENCE SALON DU LIVRE DE PARIS 19 MARS 2012

FAUT-IL ENCORE DES BIBLIOTHECAIRES ?

 

Questions d’introduction : faut-il encore des bibliothécaires ? de quelles compétences a-t-on besoin ? faut-il les changer ?

 

1ère intervention : Anne-Marie BERTRAND, directrice de l’ENSSIB.

 

AMB ne veut pas faire la distinction entre les compétences nouvelles et traditionnelles.

Elle parle « d’indéfinition » du métier = les individuels ne savent pas ce qu’un bibliothécaire.

 

AMB distingue 4 grandes compétences :

  • techniques

  • relationnelles : accueil, conseil, médiation.

  • managériales : encadrement d’une équipe, montage de projet..

  • stratégiques : analyser l’environnement, les besoins et attentes de la population, appréhender la politique de sa commune, mettre en œuvre un projet, savoir rendre compte de son travail.

 

La formation continue est indispensable pour évoluer dans son métier.

 

2ème intervention : Dominique AROT, inspecteur de l’Inspection Générale des Bibliothèques.

 

Les activités « traditionnelles » ont tendance à reculer.

Il vaut mieux se concentrer sur la médiation, sur place mais aussi à distance (ex. : bibliosésame).

 

Il est nécessaire de voir émerger de nouvelles fonctions autour de la communication. Il faut savoir parler de son action culturelle.

Il est également nécessaire que le bibliothécaire forme l’usager aux bonnes pratiques dans l’établissement.

 

Deux questions subsistent : faut-il moins de bibliothécaires dans les bibliothèques ? Comment définir ce qui est essentiel dans un contexte de non remplacement de postes, un contexte de pression sur l’emploi.

 

DA souligne le cloisonnement étanche entre les statuts. Il souhaite qu’il y ait plus de passerelles entre les établissements de l’Etat et des collectivités territoriales.

 

DA ajoute qu’on recrute encore dans notre milieu. Se demande si la fonction publique doit encore avoir le monopole de la bibliothèque.

 

En conclusion, il réaffirme le besoin d’avoir des bibliothécaires en bibliothèque.

 

3ème intervention : Marie-Christine PASCAL, rédactrice d’un rapport pour le Ministère de la Culture, ancienne directrice d’une BDP.

 

L’année 2011 a été désignée année du bénévolat. MCP a été chargée de rédiger un rapport sur la place du bénévolat.

1er constat : le bénévolat a une place de choix dans les bibliothèques.

Sources du Ministère de la Culture :

Le réseau des bibliothèques de la BDP compte au moins 52 000 bénévoles qualifiés ou non,ce qui représente 84% du personnel de ces bibliothèques.

Sur les 52 000, seuls 1/3 sont qualifiés.

 

Les communes entre 10 000 et 200 000 habitants comptent 2 200 bénévoles.

 

Au delà de 200 000 habitants, pas de bénévoles.

 

Concernant le bénévolat associatif (AFEV, ATD et Lire & Faire Lire), on recense 19 000 bénévoles.

 

Au total, on compte 73 000 bénévoles en France contre 36 300 agents territoriaux.

 

Missions confiées aux bénévoles :

  • dans le réseau des BDP : gestion de la bibliothèque (acquisition, conseil, médiation). Il y a 3 000 bénévoles sont complètement responsables de l’établissement.

  • dans les réseaux associatifs : principalement de la médiation (en école, à domicile, dans les milieux plus défavorisés).

 

Phase de questions.

 

Les bibliothécaires sont-ils bien formés à la collaboration avec les bénévoles ?

  • AMB : oui. Il faut solliciter les compétences de tous (précision : elle n’a pas réellement répondu à la question, s’est orientée vers la polycompétence).

 

DH ajoute que fin 2012, un débat sur les bibliothèques est prévu afin de dresser un état des lieux des emplois dans ce secteur.

 

Que peut apporter le bénévole à l’agent ?

MCP : il y a une ignorance réciproque entre les bénévoles des associations ceux des bibliothèques. Ils ne communiquent pas entre eux.

MCP propose un partenariat concret entre ces deux structures.

 

Il ne faut pas craindre le remplacement des agents pas des bénévoles, cela ne fonctionne pas comme ça.

 

Les bénévoles sont sollicités pour des actions que les bibliothécaires ne peuvent pas ou ne veulent pas mener. Ex. : s’adresser à des publics empêchés.

 

Pistes d’amélioration pour la condition des bénévoles :

  • maillage plus complet du territoire

  • meilleure connaissance des structures publiques

  • meilleur cadrage des relations entre bibliothécaires et bénévoles.

  • Mettre en place une charte du bénévolat

  • Meilleure connaissance de leurs droits

 

Une phrase à retenir tout de même, je dirais une belle conclusion de cette intervention : les bibliothécaires devraient mettre le lecteur au cœur de leur activité !

 

Cette intervention laissait espérer beaucoup, au vu du nombre de participants, il est évident que beaucoup de bibliothécaires s’interrogent sur leur métier.

Au final, je retiendrais surtout les chiffres évoquant le bénévolat. J’ai été frappée par le nombre conséquent de bénévoles par rapport aux agents.

Cela signifie-t-il qu’on considère que pour travailler dans une bibliothèque, il n’y a pas besoin de compétences professionnelles et encadrées , qu’être bibliothécaire n’est pas un vrai métier ?…

Je suis consciente que nous avons besoin de bénévoles mais de là à ce qu’ils soient majoritaires dans les bibliothèques, cela me pose un problème, surtout quand on voit le nombre de personnes qui cherchent un emploi dans notre secteur. Comme exemple, ne citons que notre groupe ABF : une bonne partie d’entre nous n’arrive pas à avoir un temps plein et n’arrive pas à convaincre leurs élus de cette nécessité au lieu d’utiliser le bénévolat.

 

 

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Published by abfpicardie - dans Salon du livre de Paris
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